L'intestin et le poids

De la dysbiose au surpoids, de l'inflammation à l'obésité

Les régimes alimentaires en tous genres sont inefficaces et dangereux pour la santé : cela a été démontré et publié. C’est bien parce que la thèse classique du «trop manger, pas assez bouger» est erronée. Cet ouvrage vous propose de décrypter les anomalies de fonctionnement de l’intestin pour bien comprendre l’origine et le développement de l’accumulation excessive de graisse dans le corps.



Avec livraison

Un ouvrage de référence

Préface du Professeur Dominique BELPOMME
Livre en couleurs, 244 pages, édition Géo Reflet Disponible le 15 Juin 2017


Couverture du livre

Livre en couleurs, 244 pages, avec plus de 70 illustrations médicales et techniques originales.


Très nombreuses références bibliographiques internationales médicales issues des dernières découvertes scientifiques internationales sur le sujet.


Un chemin de lecture facilité : avec des fins de chapitres appuyées par un petit paragraphe « ce qu’il faut retenir »

Chapitres


L’INTESTIN : QU’EST-CE QUE C’EST ?
Notre microbiote digestif, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes vivants (bactéries, virus, champignons, levures…) hébergés dans notre corps de la bouche jusqu'à l’anus, joue un rôle stratégique dans le métabolisme énergétique, c’est-à-dire la capacité de notre corps à capter l’énergie apportée par l’alimentation et à la dépenser, ce qui fait aujourd’hui considérer ce microbiote comme un organe à part entière, hébergé dans notre corps, l’hôte, pour qui il travaille. Le microbiote est très abondant dans la partie terminale de l’intestin grêle, l’iléon, et surtout dans le côlon. Il peut, selon sa nature, augmenter ou diminuer la rentabilité énergétique des aliments qui n’ont pas été digérés dans l’intestin grêle, par le biais d‘un processus de fermentation.
COMMENT LE CÔLON SE DÉRÈGLE ET NOUS FAIT GROSSIR
Le développement de l’obésité est étroitement lié au phénomène de résistance à l’insuline. Le microbiote, très étudié depuis ces cinq dernières années, est considéré aujourd’hui comme un contributeur important aux maladies métaboliques liées à la résistance à l’insuline. La flore colique des sujets obèses est différente de celles des personnes minces, avec une proportion élevée des phyla Firmicutes, Actinobactéries et une moindre proportion de Bacteroidetes.
DE L’EXCÈS DE GRAISSE À L’OBÉSITÉ
L’expansion du tissu adipeux qui conduit à l’obésité, a été considérée pendant longtemps comme un phénomène passif de remplissage des cellules qui le composent, les adipocytes, pour permettre le stockage de l’énergie en excès sous forme de triglycérides. Mais nous savons aujourd’hui que le tissu adipeux est un organe endocrine complexe qui s’adapte au stress d’une balance énergétique positive en modifiant sa fonctionnalité et son architecture. De plus, l’expansion du tissu adipeux et les altérations de son fonctionnement sont susceptibles d’effets délétères sur d’autres organes comme le foie, les muscles, le pancréas, le coeur et les reins. Le tissu adipeux peut se développer suivant deux processus distincts : l’hypertrophie et l’hyperplasie.
L'IDENTIFICATION DES DÉRÈGLEMENTS : MON APPROCHE
La responsabilité de ces dérèglements dans la genèse de ces maladies chroniques que nous redoutons tant, est telle qu’il y a urgence à mettre en place, chacun avec ses possibilités, une véritable prévention pro-active. Et cette démarche commence par l’inventaire le plus exhaustif possible des perturbations. Je livre ici ma démarche, telle que je l’ai élaborée au fil d’une longue pratique médicale. Grâce à l’utilisation de technologies très évoluées, en systèmes de mesures et en imagerie, aussi bien qu’en biologie, je peux identifier, dans la logique de ce que j’ai expliqué dans les précédents chapitres de ce livre, les dérèglements, définir et mettre en oeuvre une stratégie nutritionnelle et thérapeutique adaptée pour chaque personne, et suivre l’évolution de chaque perturbation jusqu’à la guérison.
LES SOLUTIONS
Au sommaire :
Maîtriser la dysbiose
Réparer la muqueuse intestinale
Neutraliser l’inflammation pour restaurer la sensibilité à l’insuline
Conclusion : l’espoir naît de la connaissance

Dans ce quatrième livre, Didier Panizza va plus loin. Tenant compte des travaux scientifiques les plus récents, il nous montre que les microbes qui nous ont colonisés, le « microbiote » - plus particulièrement celui qui constitue la flore intestinale – intervient dans la genèse du surpoids et de l’obésité pour des raisons qu’il reste à explorer : transmission par la mère d’un déséquilibre des différentes espèces de bactéries, modification de ces différentes espèces par l’alimentation, les polluants environnementaux présents dans le bol alimentaire ou la mise sous antibiotiques, etc., et que la dysbiose ainsi créée, à l’origine d’une inflammation de la muqueuse intestinale, est responsable non seulement d’anomalies dans les processus de fermentation et de putréfaction (côlon), mais aussi de troubles de l’absorption et de l’assimilation intestinale (intestin grêle). On insiste en outre de plus en plus sur la fonction de « deuxième cerveau » de l’intestin, en raison des très nombreux neurones qu’il contient, sur ses relations neuro-hormonales avec le cerveau proprement dit, et ainsi, sur son rôle régulateur de l’appétit, autrement dit sur sa fonction de contrôle de la prise des aliments.